LES FDU-INKINGI CONDAMNENT LES RAPATRIATIONS FORCÉES ET AUTRES ARRESTATIONS DES RWANDAIS POUR DES MOTIFS POLITIQUES.

De sources proches du dossier, nous apprenons que les Pays-Bas s’apprêtent, après une procédure marquée par de grosses manœuvres politiciennes, à rapatrier deux rwandais  réclamés par le régime dictatorial et autoritaire de Kigali , en l’occurrence Messieurs Jean Baptiste Mugimba et Jean Claude Iyamuremye.

Les informations recueillies auprès des sources proches du dossier signalent en effet d’inquiétantes  irrégularités,  confirmées par une lettre ouverte qu’un des accusés,  monsieur Mugimba, a adressée au Ministre de la sécurité et de la justice du Royaume des Pays-Bas, Mr Gérard Adriaan  van der Steur. Il y est entre autres signalé des enquêtes et contre-enquêtes orientées,  qui ressemblent plus à des études commandées selon un cahier de charges déterminé, plutôt qu’à de véritables enquêtes indépendantes. On y lit en effet que des enquêtes ayant conduit, en première recherche, à l’innocence de l’accusé ont été cachées, et que de nouvelles enquêtes ont été commanditées, avec une insistance suspecte, jusqu’à l’obtention de ce qui est appelé dans les échanges de courriers des autorités hollandaises, comme des “résultats libérateurs”. 

L’on sait que les Pays-Bas sont parmi les principaux partenaires financiers et économiques du régime dictatorial de Kigali. Ils interviennent, entre autres dans la formation des magistrats du parquet (dont l’inféodation à l’exécutif est de notoriété publique), dans la construction des prisons ainsi que dans le financement de l’Unité de recherche des présumés génocidaires (GTU-Genocide Tracking Unit) qui n’est autre qu’un outil redoutable du renseignement militaire (DMI) du régime contre toute personne vivant à l’étranger, suspectée d’être opposée au régime de Kigali. Ceci est d’autant plus vrai que le régime n’a même pas de scrupules d’accuser les anciens Tutsi dignitaires du FPR, qui ont hissé l’organisation au pouvoir, d’épouser une idéologie génocidaire ;  Nous citerons entre autres le Général Kayumba Nyamwasa et Dr Théogène Rudasingwa.

Malgré que le système judiciaire rwandais ait du mal à convaincre de son équité et indépendance, les autorités hollandaises semblent donc être dans une situation où elles se sentent obligées de démontrer mordicus que ce système judiciaire qu’ils ont aidés à mettre  en place est viable et fiable. Cependant au vu des nombreuses critiques graves émises par plusieurs observateurs indépendants, même des anciens experts conseillers hollandais en la matière,  c’est tout le contraire qui se dégage. Il est donc surprenant de constater que les Pays-Bas s’acharnent à renvoyer des opposants rwandais à Kigali, vers un système judiciaire injuste et politiquement instrumentalisé. Il est actuellement évident que, au lieu de servir et de protéger le peuple rwandais, ces structures judiciaires sont plutôt utilisées pour opprimer la population rwandaise.

 

Nous prenons cette occasion pour rappeler les irrégularités et la politisation dans la parodie de procès ayant conduit à l’emprisonnement de madame Victoire Ingabire Umuhoza , présidente des  FDU-Inkingi ( qui vivait au Pays-Bas avant de rentrer pour se présenter aux élections présidentielles de 2010) ont été relevées et dénoncées par des organisations sérieuses comme Human Rights Watch et Amnesty International ainsi que le Parlement européen.

Dans leur communiqué du 16 novembre 2011, les FDU Inkingi ont dénoncé le soutien surprenant des Pays-Bas dans ce procès contre madame Victoire Ingabire Umuhoza en transmettant au régime de Kigali des documents  litigieux contre elle.

Ce procès contre madame Ingabire  porté actuellement devant la cours africaine des droits de l’homme et des peuples continue de démontrer l’instrumentalisation politique de l’appareil judiciaire rwandais mis en place par les taxes et impôts des citoyens hollandais.

Les FDU Inkingi osent espérer que les Pays-Bas se rendront vite à l’évidence et comprendront que la complaisance devant la politisation et manque d’équité de la justice au Rwanda mine considérablement les bases d’une réconciliation nationale au Rwanda, et aide à créer d’un environnement sociopolitique qui pourrait éventuellement dégénérer en un nouveau cycle de violence.

 

Fait à Londres le 12 Août 2016

Justin Bahunga

Commissaire chargé des Relations extérieures aux FDU-Inkingi et Porte-parole des FDU-Inkingi.

jbahunga@yahoo.co.uk