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Rwanda: Le peuple néerlandais doit refuser qu’un jour l’histoire l’accuse d’avoir été complice du régime dictatorial du général Paul Kagame.

COMMUNIQUE DE PRESSE       

La Haye 21 Janvier 2012,         

Manifestation à La Haye 21-01-2012

Depuis plus de cinq ans, le gouvernement néerlandais verse plus de dix millions d’euros pour financer la restructuration et la professionnalisation du système judiciaire et de la police au Rwanda, pour construire des prisons et former des magistrats. Le peuple rwandais lui en est reconnaissant.

Malheureusement, au lieu de servir et de profiter au peuple rwandais auquel ils devaient être dédiées, ces structures sont devenues des outils de répression par le pouvoir pour consolider son emprise sur toute la vie sociale et politique, et pour réprimer toute opposition politique. Le cas de la courageuse madame Victoire Ingabire Umuhoza est un exemple édifiant[1]. Un jour l’histoire accusera le peuple néerlandais  d’avoir été complice de ce système.

RWANDA : Arrestation et emprisonnement d’officiers supérieurs de l’armée rwandaise : Ce n’est pas une tentative de coup d’Etat, c’est de la diversion.

 

 

Plateforme des Forces Démocratiques unifiées – FDU-Inkingi et le Rwanda National Congress – RNC.

Communiqué de presse

Le 20 janvier 2012,

Trois généraux et un colonel rwandais ont été suspendus de leurs fonctions et placés en résidence surveillée le 17 Janvier 2012. Le porte-parole du ministère de la défense, le colonel Joseph Nzabamwita, a confirmé les suspensions, les arrestations et l’emprisonnement du lieutenant-général Fred Ibingira (chef de la Force de réserve), du brigadier général Richard Rutatina (chef du renseignement militaire), du général de brigade Wilson Gumisiriza (commandant de la 3e Division) et du colonel Dan Munyuza (chef du service de la sécurité extérieure). Selon le communiqué officiel des autorités militaires, les quatre officiers supérieurs sont accusés d’avoir exercé des activités de commerce illicite en République Démocratique du Congo.

Les suspensions, les arrestations et l’emprisonnement desdits  officiers a généré des spéculations de tous genres, certains citoyens et analystes étrangers suggérant que les agents pourraient avoir été impliqués dans un plan de coup d’Etat contre le régime totalitaire du Président Kagame.

La présente déclaration est émise dans le but d’éclairer l’opinion publique et lui donner une clé de lecture des tenants et des aboutissants de cette information majeure, tant pour le peuple rwandais ainsi que pour les autres populations de la région. Selon nos enquêtes, les suspensions, les arrestations et l’emprisonnement des quatre officiers n’ont rien à voir avec toute l’affabulation colportée autour de la soi-disant tentative de coup d’Etat militaire. Ces suspensions et ces arrestations n’ont rien à voir avec les activités de commerce illégal en République démocratique du Congo (RDC). La vérité derrière ces remous annoncés se rapporte plutôt à la lancinante politique d’agression, menée de longue date par le gouvernement rwandais et visant à déstabiliser et à exploiter perpétuellement les ressources de l’Est de la RDC. Cette politique est réalisée par l’armement et le soutien des groupes rebelles à sa solde ainsi que par l’installation d’autorités civiles locales dociles.

Attentat contre l’avion du Président Juvénal Habyarimana : Le Parti FDU-Inkingi exige la vérité et la justice.

Communiqué de presse.

Kigali, le 16 janvier 2012.

En date du 10 janvier 2012, les juges français Marc Trévidic et Nathalie Poux ont rendu publiques les conclusions du rapport balistique relatif à l’attentat contre l’avion qui transportait le Président rwandais Juvénal Habyarimana et son homologue burundais Cyprien Ntaryamira. L’élément nouveau et essentiel qui ressort de ce rapport est que le missile qui a abattu l’avion présidentiel aurait été tiré à partir de six endroits possibles. Le cimetière militaire de Kanombe et ses environs seraient les lieux les plus probables en ce qui concerne la provenance du tir fatal. Les experts de l’enquête ont abouti à la même conclusion que le rapport du juge Bruguière au sujet de la qualité des missiles SAM-16 et de leur provenance, à savoir la Russie.

Le gouvernement rwandais, aussitôt informé du contenu du rapport balistique, a immédiatement affirmé, par le biais de son Ambassade à Paris et de la presse internationale, que le rapport précise que les missiles utilisées dans l’attentat contre l’avion, dans lequel étaient à bord le Président rwandais Juvenal Habyarimana et le président burundais Cyprien Ntaryamina, provenaient du camp militaire de Kanombe ; l’objectif recherché par le gouvernement rwandais en diffusant l’information était de prouver à la population rwandaise et à la communauté internationale que le FPR et ses proches collaborateurs visés par les mandats internationaux à cause de leur implication présumée dans la descente de l’avion présidentiel n’étaient nullement impliqués dans l’attentat et qu’ils étaient en conséquence lavés de tout soupçon.

Le Parti FDU-Inkingi, après avoir entendu les propos diffusés par le gouvernement rwandais ainsi que le contenu des débats contradictoires suscités par ledit rapport balistique, porte à la connaissance du peuple rwandais et de la communauté internationale ce qui suit :

RWANDA – FDU-INKINGI et RNC sont d’avis que la responsabilité du président Paul Kagame dans l’attentat contre l’avion de son prédécesseur est réelle.

COMMUNIQUE DE PRESSE , 10 Janvier 2012

Aujourd’hui, les juges Français, Marc et Nathalie Poux Trevedic, ont remis un premier rapport technique par des experts balistiques aux parties prenantes dans l’enquête liée à l’attentat en Avril 1994 contre l’avion présidentiel qui a tué Président Juvénal Habyarimana du Rwanda et Cyprien Ntaryamira du Burundi, les membres de leurs délégations et l’équipage français. En même temps, le gouvernement duRwanda a levé l’embargo sur son communiqué de presse préconçu pour fêter la “victoire”. Le soir même, certains médias ont fait l’écho de la version de l’avocat Bernard Maingain, qui représente l’entourage du président Paul Kagame qui était sous enquête, disant que les résultats “mettent un terme à plus de 16 ans de manipulations et de mensonges”. Il s’agit d’une campagne médiatique bien préparée visant à tromper l’opinion nationale et internationale afin de peaufiner la version du dictateur.