Monthly Archives: octobre 2017

RWANDA : LA SENTENCE DU PROCES DES LEADERS DES FDU-IKINGI EN APPEL POUR LA LIBERATION PROVISOIRE FUT PRONONCEE LOIN DES REPRESENTATIONS DIPLOMATIQUES, DES MEDIA ET DES OBSERVATEURS DE DROITS DE L’HOMME

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

A l’abris des yeux des représentations diplomatiques, des media et des observateurs de droits de l’homme, dans une salle vide, et en absence des accusés,  ce 24 Octobre 2017 le juge de la Cour d’appel a prononcé la sentence de maintenir en détention provisoire les 7 membres des FDU-Inkingi. Il s’agit du Premier Vice-Président Boniface Twagirimana avec ses collègues : Fabien Twagirayezu ; Gasengayire Léonille ; Gratien Nsabiyaremye ; Evode Mbarushimana ; Norbert Ufitamahoro ; Théophile Ntirutwa accompagné de Papias Ndayishimiye qui a confessé avoir chargé les autres sous l’effet de la torture. Ils sont tous accusés d’appartenir à un groupe armé  fictif dénommé P5. Le deuxième témoin à charge, dénommé Erneste Nkiko, recruté expressément par la DMI (service rwandais des renseignements militaires) fut libéré.

RWANDA: UN TEMOIN DE L’ACCUSATION CONTRE LES LEADERS DES FDU-INKINGI REVIENT SUR SES DECLARATIONS LUI EXTORQUEES SOUS LA TORTURE

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

C’est désormais devenu une tradition FPRiènne que les opposants, qui ont été arbitrairement emprisonnés et comparus devant les tribunaux rwandais complètement inféodés à la dictature du FPR, soient accusés de constituer des groupes armés pour renverser la dictature du FPR. Ce 17/10/2017 , les leaders des FDU-Inkingi raflés le 6 septembre 2017 et dont l’affaire est encore en cours n’ont pas échappé à cette règle. Le stratagème est identique ; comme cela fut pour  Victoire Ingabire Umuhoza, le FPR trouve des délateurs qu’il arrête avec ceux qu’il veut inculper, et qui serviront comme témoins à charge. Celui qui excelle dans la pièce théâtrale et respecte les consignes est libéré et même récompensé.  Hier c’était le « major »  Vital Uwumuremyi » alias Kalimba Gaspard, aujourd’hui c’est Janvier Twagirayezu qui a été vite libéré après avoir chargé les accusés. Papias Ndayishimye, comme le « Colonel » Tharcisse Nditurende précédemment, vient de confesser que la police lui a extorqué des confessions sur torture et se ravise.

Rwanda: INGABIREDAY WORLDWIDE

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#INGABIREDAY 2017

Peut-on enfermer un désir naturel, une aspiration ardente pour la paix, pour la justice non seulement pour soi mais aussi et surtout pour tous les Hommes ?

Peut-on enfermer, une pensée libre,qui n’a d’autre quête que d’offrir cette liberté à tout un peuple ?

Non ! Non, cette aspiration, ce désir, cette pensée de liberté ne peuvent être enfermés ! Ils ont été de part et d’autre du globe, la source des plus grandes réalisations et avancées que ce monde n’ait connu.

La Liberté guide Victoire !

Mme Victoire Ingabire est aujourd’hui le symbole d’une lutte pacifique pour la Paix,la Justice, les Droits de l’Humain et la Démocratie au Rwanda.

Rien ne peut arrêter une idée dont le temps est venu et aujourd’hui comme Victoire, c’est debout que nous sommes pour nos convictions.

Comme Victoire,continuons à aimer avec ardeur et combattre pacifiquement pour la Justice , la Paix et la Liberté !

Yes ! We are all Victoire and Victoire is all of us !

SAVE THE DATE & JOIN THE WORLD WIDE INGABIRE DAY !

#INGABIREDAY2017

L’Église catholique au Rwanda : Coupable ou Victime ?

   

Par Dr. Phil. Innocent Nsengimana

Dossier- Lien pdf

Depuis quelques décennies, l’Eglise catholique au Rwanda fait objet de nombreuses accusations qui, très récemment encore, ont poussé l’épiscopat actuel à demander pardon. Celui-ci a regretté  « que des membres de l’Église aient violé leurs vœux d’allégeance aux commandements de Dieu ». Ce pardon que certains n’ont pas hésité à appeler « le repentir a minima » a suscité une polémique si bien qu’il s’est avéré indispensable de revisiter l’historique de cette institution. La lecture objective des faits retrouvés qui ont caractérisé les rapports qui se sont tissés entre l’Eglise catholique et différents gouvernements rwandais depuis le début des années 60 jusqu’en 1993 permettent de constater que la plupart des accusations sont des exagérations voire des contrevérités. Ils permettent aussi, non seulement de mesurer l’ampleur des pertes en vies humaines dont cette institution a souffert, mais aussi de saisir la profondeur de l’engagement de ses évêques, prêtres et laïcs dans la dénonciation des injustices, des inégalités et de la violence qui ont marqué le Rwanda postcolonial jusqu’en 1993. Enfin de compte, les faits retrouvés montrent une autre facette de l’Eglise catholique au Rwanda que les accusateurs veulent, consciemment ou inconsciemment occulter. Avant et pendant la guerre déclenchée le 1er octobre 1990, l’épiscopat catholique rwandais a prêché la paix, la charité et l’amour fraternel, tout simplement il n’a pas été écouté…

Introduction

Les rapports entre l’État et l’Église ont été présentés de diverses manières et le plus souvent dans une dialectique controversée. Face aux défis auxquels le monde d’aujourd’hui est confronté, certains n’hésitent pas à reprocher à l’Église d’être absente dans sa prise de position ou d’être timide dans ses approches, laissant ainsi prévaloir les seules positions de l’État. Dès lors, l’Église inféodée à l’État se met en marche. L’État domine les rapports et utilise l’Église pour des fins politiques. Ainsi, l’Église perd son rôle d’autorité morale et de contre-pouvoir pourtant nécessaire pour assurer la protection tous azimuts des âmes à convertir. L’Église est vue comme la courroie de transmission des directives en provenance de l’État, bref, comme servante de l’État. Elle ferme les yeux et devient complice devant les injustices et les dérives autoritaires de l’État.

Au de-là de cette variante extrême, il existe une autre qui est faite de rapports où prédomine une collaboration équitable entre ces deux pouvoirs. Il y a absence de volonté manifeste de domination ; ce qui est privilégié, c’est la volonté de travailler ensemble pour le bien-être spirituel et matériel de la même personne, à la fois fidèle de l’Église et citoyen de l’État. Toutes ces variantes n’ont pas eu les mêmes caractéristiques dans le temps et dans l’espace. Elles se sont présentées différemment selon les époques, les acteurs animateurs de ces variantes et les sociétés dans lesquelles elles se sont exercées. La présente réflexion n’ambitionne pas d’envisager l’étude des rapports entre l’État et l’Église dans leur globalité mais plutôt de se focaliser sur lesdits rapports à travers un cas concret qu’est le Rwanda.