Monthly Archives: février 2017

Demande de libération de Madame GASENGAYIRE Léonille, trésorière adjointe des FDU INKINGI, détenue en prison de Muhanga en province du Sud.

A l’attention de Monsieur BUSINGYE Johnston

Ministre de la Justice du Rwanda

KIGALI

Objet : Demande de libération de Madame GASENGAYIRE Léonille, trésorière adjointe  des FDU INKINGI, détenue en prison de Muhanga en province du Sud.

N/REF 0170202002/CAJDH/0076

Monsieur le Ministre,

 Les Forces Démocratiques Unifiées (FDU INKINGI), parti d’opposition au pouvoir en place au Rwanda, constatent des irrégularités et illégalités du dossier de détention de Madame GASENGAYIRE Léonille, trésorière adjointe des FDU Inkingi, détenue en prison de Muhanga en province du Sud et requièrent tout simplement sa mise en liberté.

 En effet, Monsieur le Ministre, vous n’êtes pas sans savoir qu’en date du 26 mars 2016 Madame Gasengayire Léonille a été kidnappée à l’intérieur de la prison centrale de Kigali, par un véhicule immatriculé RAA 442 M , alors qu’elle apportait dans les heures de midi de la nourriture à Madame Victoire INGABIRE UMUHOZA, présidente des FDU INKINGI et prisonnière politique. Les agents de sécurité à bord dudit véhicule ont forcé Madame Gasengayire à entrer dans le véhicule, et puis ils sont sortis de la prison pour une destination inconnue.

En dépit des recherches et tentatives de renseignements effectués auprès du Département de Recherches criminelles (CID ou Criminal Investigation Department), celui-ci avait complètement nié la présence de Madame Gasengayire Léonille dans son enceinte.

RWANDA: LES FDU-INKINGI NE SONT PAS IMPLIQUÉES DANS LA FORMATION DU «GOUVERNEMENT EN EXIL» DE L’ABBE THOMAS NAHIMANA

Les FDU-Inkingi, parti politique d’opposition, ont été stupéfaites d’apprendre par les médias que le Parti Ishema dirigé par Thomas Nahimana a nommé, dans son gouvernement en exil, la Présidente du parti Mme Victoire Ingabire Umuhoza, à son insu. Mme Victoire Ingabire est actuellement prisonnière politique au Rwanda.

Les FDU-Inkingi voudraient porter à la connaissance du public que: L’allégation que la Présidente des FDU-Inkingi, Mme Victoire Ingabire Umuhoza pourrait être membre du gouvernement autoproclamé en exil, conduit par Thomas Nahimana, est nulle et non avenue dans la mesure où les FDU-Inkingi ne sont pas du tout concernées par cette démarche.

Rwanda: Des leçons à tirer de l’exercice du pouvoir judiciaire par l’autorité coloniale (novembre 1959 – avril 1960)

Rwanda: Des leçons à tirer de l’exercice du pouvoir judiciaire par l’autorité coloniale (novembre 1959 – avril 1960)

Par Dr. Phil. Innocent Nsengimana

Introduction

La lecture objective de la période coloniale au Rwanda en général et des faits historiques liés à la révolution rwandaise de novembre 1959 en particulier, nous met en présence des acteurs qui furent responsables des événements qui plongent leurs racines dans cette révolution et qui marquèrent un tournant décisif dans l’évolution sociopolitique du Rwanda. Le colonisateur n’a pas agi seul ; la coresponsabilité des rwandais antagonistes y est très claire. Cet état de faits se laisse voir à travers les jugements prononcés par l’institution judiciaire qui a siégé de novembre 1959 jusqu’en avril 1960.

En effet, le phénomène colonial par lequel la plupart des sociétés africaines sont entrées en contact avec l’Occident au courant du XIXème siècle s’est manifesté dans divers domaines de leur vécu quotidien et sous de multiples formes. Même si les apologistes de ce phénomène, comme le français Jules Ferry, lui ont conféré une « mission civilisatrice »[1], il faut bien noter que dans beaucoup de régions, il fut synonyme de prédation, de désintégration des sociétés africaines et de dévastation à travers, entre autres, les guerres de conquête baptisées guerres de « pacification » qui furent particulièrement meurtrières.