Monthly Archives: mars 2015

ALERTE – RD CONGO : TRISTE REPETITION DES MASSACRES DES REFUGIES RWANDAIS

COMMUNIQUE DE PRESSE

Depuis le déclenchement des opérations de l’armée congolaises « contre les FDLR » le 24 février 2015, des informations alarmantes nous parviennent, faisant état de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Des voix de plus en plus insistantes avec des images à l’appui, font état de destructions à l’artillerie lourde et brûlis systématique des camps de réfugiés rwandais au KIVU. Ces opérations dirigées par le général Bruno Mandevu seraient conjointement menées avec l’appui des contingents militaires venus du Rwanda.

Certaines sources parlent de massacres de plusieurs centaines de réfugiés rwandais et des citoyens congolais à BIBWE-MASISI, KIRAMA-RUTSHURU, CHAHI, KIWANJA. Les congolais de la région des VIRUNGA, frontalière avec le Rwanda, affirment avoir vu une infiltration massive des troupes fraiches rwandaises lourdement armées ; ceci confirme les informations reçues de Kigali faisant état de rappel sous les drapeaux des réservistes et des démobilisés recyclés intensivement à Kanombe-Kigali pour être envoyés au front en RDC.

Les FDU-Inkingi déplorent que les droits de l’homme soient vraisemblablement valables lorsqu’ils coïncident avec les intérêts des grandes puissances qui siègent au Conseil de Sécurité. Cette nouvelle guerre, qui se déroule loin des cameras en l’absence d’organisations humanitaires, rappelle à bien d’égards les tristes massacres des réfugiés rwandais par des opérations combinées des rebelles des AFDL et de l’armée du FPR en 1996-97. Ces exactions ont été largement documentées par le rapport Mapping Report ; selon ce rapport des Nations Unies, certaines exactions pourraient être qualifiées de crimes de génocide. Pour bien assoir le régime du FPR, certains pays qui se réclament champions des droits de l’homme, s’étaient pourtant voilés la face pour affirmer cyniquement que les réfugiés rwandais rescapés de ces massacres étaient tous rentrés au Rwanda. Il a fallu le courage de certaines personnalités comme Mme Emma Bonino, Commissaire européenne à l’action humanitaire, pour découvrir plus de 200.000 réfugiés fantômes abandonnés à eux-mêmes à Tingi-Tingi.

Les FDU INKINGI réitèrent qu’aucune solution militaire en RDC ne peut apporter des solutions durables à la crise politique rwandaise. La persistance des réfugiés et les diverses formes de rébellions qui en découlent sont en effet le résultat de la marginalisation politique et économique d’une couche de la population rwandaise. La résolution durable du conflit rwandais ne peut être réalisée qu’à travers un dialogue inter-rwandais hautement inclusif (DIRHI). Ce dialogue doit inclure toutes les parties prenantes, y compris les différents protagonistes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, armés ou non, ainsi que des représentants des confessions religieuses et de la société civile. A travers ce dialogue, les représentants des diverses composantes s’accorderaient sur des mécanismes constitutionnels et des arrangements institutionnels de gestion du pouvoir qui rassureraient et sécuriseraient tout un chacun.

Fait à Bruxelles le 9 Mars 2015.
Charles Ndereyehe
Commissaire chargé de l’Information aux FDU-Inkingi.

RWANDA : LES FEMMES RESTENT VICTIMES DES ABUS DU POUVOIR MALGRE QUE LES FEMMES SOIENT 64% AU PARLEMENT.

Le fait que les femmes constituent 63,75% du Parlement rwandais ne garantit pas le respect des droits de la femme au Rwanda. Elles étaient 56,3% quand Victoire Ingabire a été jetée en prison pour avoir osé condamner un deuil discriminatoire et pour s’être présentée comme challenger du général Kagame dans les élections présidentielles en 2010.
Actuellement, nous assistons aussi à la destruction des habitations des femmes de Bumbogo parce qu’elles ont refusé de payer des pots de vins comme ceci fut ailleurs. Pourtant le Rwanda est réputé un pays « sans corruption ». Ces pauvres femmes et leurs enfants sont devenus des « sans abris » malgré les sacrifices consentis pour se construire une maison. Devons-nous conclure qu’il faut être une servante zélée du général Kagame et de son Parti-Etat FPR pour jouir des droits fondamentaux de la personne humaine ?

La société rwandaise ne peut pas indéfiniment vivre sous la ferrure d’une poignée d’extrémistes dont le seul leitmotiv est l’exercice d’un pouvoir répressif et sans partage. De puissants groupes occultes au sein de l’armée, du FPR et de l’administration locale se sont placées au-dessus de la loi et gangrènent la vie nationale. Il s’est alors installé un pouvoir militaire et totalitaire. L’impunité générale, la corruption, le musellement des partis politiques, l’absence de liberté d’opinion et de participation de la population au processus de décision et le népotisme caractérisent la situation actuelle. Les FDU-INKINGI éradiqueront tous ces éléments qui conduisent notre peuple aux tragiques catastrophes, témoins de la déchéance intellectuelle et morale de son élite.

Le FPR fait disparaitre ou assassine les journalistes et les militants de droits de l’homme qui ne lui sont pas favorables.
Les FDU-INKINGI sont résolues à soutenir la création d’un Observatoire des droits humains et à encourager le travail des activistes des droits humains en vue de rendre effectifs :

- L’affirmation et la mise en œuvre des principes fondamentaux issus de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme;
- La concrétisation du principe de l’égalité des droits entre hommes et femmes aussi bien dans les lois que dans les faits ;
- Des garanties juridiques pour toutes les personnes accusées ou condamnées tels que le droit de recours et le droit d’assistance judiciaire.

Fait à Bruxelles le 28 Février 2015
Charles Ndereyehe
Commissaire chargé de l’Information aux FDU-Inkingi.

RWANDA : LE PRESIDENT PAUL KAGAME RECONNAIT AMEREMENT L’ECHEC DE SA POLITIQUE

COMMUNIQUE DE PRESSE

Dans son discours lors de la retraite des responsables de son régime, baptisée« OPENS NATIONAL LEADERSHIP RETREAT -GABIRO », le président Kagame a exprimé clairement son amertume à propos de l’incompétence de ses ministres. Il n’a pas hésité à dénoncer la corruption généralisée. Il a interpellé ses ministres, leur reprochant d’être des incompétents qui lui donnent souvent des statistiques falsifiées. Pourtant, ce sont souvent ces statistiques truquées qui sont reprises par les lobbies et les sponsors du régime de Kigali, pour justifier leurs appuis à ce régime autoritaire.

Le président Kagame devrait aller plus loin et reconnaitre que l’échec de ses ministres est son propre échec. Il doit tirer les conséquences qui en découlent, notamment en évitant de manipuler la Constitution pour briguer un nouveau mandat en 2017. Il doit accepter l’ouverture politique pour que d’autres partis proposent leur alternative au peuple rwandais. Afin de donner au peuple rwandais le libre choix du système de gouvernement et des leaders, il devrait logiquement accepter l’ouverture politique. Il doit libérer tous les prisonniers politiques et d’opinion, car le problème fondamental ne réside pas forcément au niveau de ses ministres, mais du système FPR en soi, qu’il a mis en place.
L’impunité générale, la corruption, le musellement des partis politiques, l’absence de liberté d’opinion et de participation de la population au processus de décision et le népotisme persisteront, tant qu’il n’y aura aucun changement dans la gouvernance du pays.

Les FDU-Inkingi constatent aussi que l’économie profite à une infime minorité urbaine. L’affairisme commercial spéculatif, au développement singulier constaté dans la capitale Kigali présenté comme la vitrine du dynamisme économique du pays , cache en fin de compte une profonde misère du monde rural et périurbain.

Les FDU-INKINGI fondent plutôt leur politique sur les possibilités qu’a chaque Rwandais d’inventer un avenir résolument nouveau, abolissant les clivages et les exclusions qui minent la société rwandaise et empêchent l’avènement d’un Etat de droit. Notre parti est prêt à apporter un changement politique en profondeur afin d’asseoir des institutions politiques rassurantes pour tout un chacun. Cela passe par l’abolition du système politique en vigueur, caractérisé par le totalitarisme, l’exclusion et l’affairisme.

Les FDU-Inkingi veulent promouvoir, en chaque Rwandaise et en chaque Rwandais, une personne responsable de son destin individuel et solidaire de l’avenir de l’ensemble de ses compatriotes.

Fait à Bruxelles le 3 Mars 2015.
Charles Ndereyehe
Commissaire chargé de l’Information aux FDU-Inkingi.