Monthly Archives: avril 2013

Rwanda: Victoire Ingabire Umuhoza dit à la Cour Suprême qu’il est extrêmement triste de jeter quelqu’un en prison pour avoir critiqué la politique du gouvernement

Kigali, le 30 Avril 2013.

Poursuivant sa déposition  à la Cour Suprême, Mme Ingabire a déclaré à la Cour qu’il est du devoir du parti qu’elle dirige, les FDU-Inkingi, de relever ce qui ne va pas avec les politiques gouvernementales afin que celles-ci soient corrigées. Elle a dit qu’il était triste que quelqu’un soit jeté en prison parce qu’il / elle a critiqué les politiques gouvernementales. Elle a ajouté qu’il était temps que le gouvernement cesse de considérer ceux qui le critiquent comme des ennemis, mais plutôt les prendre comme des gens qui sont soucieux de construire leur pays. La solution au problème auquel le pays est confronté, a-t-elle dit, ne peut être trouvée que par le dialogue et le débat politique. Elle a déclaré que tant que le régime continue de refuser un tel dialogue et le débat politique,  et jette en prison toute personne qui tente de souligner au gouvernement ce qui ne va pas, ceci ne fait que confirmer sa nature dictatoriale.

Rwanda: Revirement dans le procès de Victoire Ingabire Umuhoza : des témoins de l’accusation déclarent que le CDF n’a jamais existé

Kigali, 29th April 2013

Au 8ème jour de son procès en appel, la cour suprême a entendu les témoins de l’accusation à savoir le Lieutenant-colonel Tharcisse Nditurende, le Lt colonel Habiyaremye Noël, le Capitaine Karuta Jean Marie Vianney et le Major Uwumuremyi Vital. Ils ont tous critiqué le dossier de l’accusation spécialement en ce qui a trait à la formation d’une organisation armée.

Ces témoins avaient plaidé coupable devant la Haute cour d’avoir formé une organisation militaire, le CDF qui devait être une branche armée des FDU-INKINGI. Ils affirment qu’ils n’ont jamais été membres de cette organisation, par ce qu’elle n’a jamais existé. La Haute Cour s’était basé sur ces aveux pour condamner Madame Victoire Ingabire.

Rwanda:La condamnation de Victoire Ingabire ou la réconciliatuon selon Kigali

Lire ici l’article complet publié par Fondation Jean Jaures

Rwanda: La défense de madame Ingabire à la Cour Suprême: les graves errements de la haute cour sont à la base du déni de justice de leur cliente

Kigali ; 18 Avril 2013

 

La défense de madame Ingabire a dit à la cour suprême que les graves errements de la haute cour sont à la base du déni de justice de leur cliente jusqu’à être condamnée pour des faits dont la cour n’a jamais été saisie.

Le procès de madame Victoire Ingabire Umuhoza, prisonnière politique, a repris  ce jeudi 18/04/2013. La cour a donné la parole à madame Victoire Ingabire pour poursuivre sa déclaration sur la motivation de son appel, avant que ses conseils  prennent le relais. Madame Ingabire est revenue sur le nouveau chef d’accusation de négationnisme dont elle a été trouvée coupable par la haute cour. Elle a critiqué le magistrat pour l’avoir condamnée sur ce chef d’accusation sur base de ses sentiments  personnels quand ce juge s’est appuyé sur des documents qu’elle avait soumis à la cour  notamment ceux de l’ONU traitant de la genèse du génocide contre les Tutsi, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Le juge avait  ici affirmé que madame Ingabire déformait le contenu des rapports.

Rwanda: Madame Ingabire réclame justice à la cour suprême de Kigali.

Kigali le 17 Avril 2013
Madame Ingabire réclame justice à  la cour suprême par ce qu’elle a été acquittée sur tous les chefs d’accusation du ministère public mais a été surprise d’être condamnée sur des faits qui ne figurent pas dans l’acte d’accusation
Ce mercredi vers 8h30, la cour a entendu les motivations de l’appel interjeté par Madame Victoire Ingabire, présidente des FDU INKINGI et prisonnière politique. Madame Ingabire a d’abord rappelé les chefs d’accusation qui figuraient dans l’acte d’accusation du ministère public, à savoir : l’idéologie génocidaire, complicité dans des actes de terrorisme, actes subversifs, propagation de rumeurs, mise en place d’une rébellion armée et atteinte à la sécurité de l’Etat en place et certaines dispositions de sa constitution.
Madame Ingabire a dit qu’elle avait été étonnée de voir que la Haute Cour l’avait acquittée sur les chefs d’accusations du Ministère public, mais l’avait trouvée coupable de trahison et de négationnisme alors que le ministère public n’avait pas retenu ces chefs d’accusation. Par ailleurs que ce soit devant le ministère public , la police judiciaire ou devant le tribunal, elle n’avait jamais été questionnée sur ces faits précis.
Madame Ingabire a dès lors déclaré devant la cour que son appel était basé sur 3 éléments de question préliminaires :

Rwanda: Le procureur a demandé que l’accusée, Madame Victoire Ingabire Umuhoza, soit condamnée à la même peine que Déogratias Mushayidi ou Pasteur Bizimungu.

Kigali le 16 avril 2013,

Le procès en appel de Madame  Victoire Ingabire devant la cour suprême de Kigali dont les audiences avaient été suspendues le 25 Mars 2013 a repris aujourd’hui. Le procès a commencé par le plaidoyer de l’accusation qui a été priée de préciser pourquoi elle avait interjeté l’appel. Le ministère public a précisé qu’il l’avait interjeté sur base de deux chefs d’accusations, celui de former une rébellion armée et celui de propager des rumeurs destinées à inciter la population de se révolter contre le pouvoir en place.

RWANDA – Appel urgent : Torture et détention illégale de M. Sylvain Sibomana, Secrétaire Général intérimaire des FDU-Inkingi

Le 2 avril 2013

Le 25 Mars 2013, M. Sylvain Sibomana, Secrétaire Général intérimaire des FDU-Inkingi a été arrêté par la police dans les locaux de la Cour Suprême à l’ouverture de l’audience de l’appel interjeté par la prisonnière politique Madame Victoire Ingabire Umuhoza.

La police a sévèrement battu M. Sylvain Sibomana et l’a laissé avec une dent cassée, une mâchoire traumatisée, la tête meurtrie et le corps et les membres tuméfies.

A notre connaissance, aucune mesure n’a été prise contre les policiers impliqués dans cette torture privative de liberté. Un autre baromètre de l’état de droit dans le pays.

Dans la nuit du 25 Mars dernier, M. Sylvain Sibomana a été admis au service des urgences à l’Hôpital de la Police Nationale de Kacyiru à cause d’une hémorragie et d’essoufflement. Il a été renvoyé au poste de police de Kicukiro le lendemain matin où il est resté jusqu’à son transfert par la police à la station judiciaire de Kabuga le 28 Mars. Les policiers de garde ont empêché l’approvisionnement alimentaire de M. Sylvain Sibomana et d’un autre membre de l’opposition, M. Dominique Shyirambere, qui a été arrêté dans les mêmes conditions que M. Sylvain Sibomana.