Monthly Archives: janvier 2012

BILAN POLITIQUE DES FDU-INKINGI POUR L’ANNEE 2011

L’année 2011 a été riche en événements et rebondissements politiques dans lesquels notre parti a été impliqué quand il n’en était pas l’initiateur. Ainsi, en dépit de la nature totalitaire du régime contre lequel nous luttons, nous avons montré au monde entier que l’opposition incarnée par les FDU-Inkingi et ses partenaires est la mieux à même de constituer une voie alternative à la dictature conduite par le FPR, laquelle s’est révélée incapable 17 ans durant, de réconcilier les Rwandais, de leur rendre justice et de les associer au développement économique et social du pays et à la gestion de la chose publique.

Au cours de l’année 2011 les FDU-Inkingi ont intensifié leurs activités dans différents domaines, tant au niveau national qu’international. La Présidente du parti, Madame Victoire INGABIRE UMUHOZA, partie mener son combat pour la démocratie sur le terrain vient  de passer deux ans au Rwanda dont près d’une année et demie en prison. L’année 2011 a été jalonnée de très rudes épreuves pour elle, parmi lesquelles l’ouverture de son procès, un procès qui est tout sauf équitable. C’est dans ces conditions difficiles que  les organes du parti se sont attelés à la tâche, poursuivant leur mission de chercher les voies et moyens idoines à promouvoir un renouveau politique démocratique au Rwanda, à analyser et à se positionner sur les problèmes les plus cruciaux auxquels la population rwandaise est confrontée au quotidien.

Rwanda: Le peuple néerlandais doit refuser qu’un jour l’histoire l’accuse d’avoir été complice du régime dictatorial du général Paul Kagame.

COMMUNIQUE DE PRESSE       

La Haye 21 Janvier 2012,         

Manifestation à La Haye 21-01-2012

Depuis plus de cinq ans, le gouvernement néerlandais verse plus de dix millions d’euros pour financer la restructuration et la professionnalisation du système judiciaire et de la police au Rwanda, pour construire des prisons et former des magistrats. Le peuple rwandais lui en est reconnaissant.

Malheureusement, au lieu de servir et de profiter au peuple rwandais auquel ils devaient être dédiées, ces structures sont devenues des outils de répression par le pouvoir pour consolider son emprise sur toute la vie sociale et politique, et pour réprimer toute opposition politique. Le cas de la courageuse madame Victoire Ingabire Umuhoza est un exemple édifiant[1]. Un jour l’histoire accusera le peuple néerlandais  d’avoir été complice de ce système.

RWANDA : Arrestation et emprisonnement d’officiers supérieurs de l’armée rwandaise : Ce n’est pas une tentative de coup d’Etat, c’est de la diversion.

 

 

Plateforme des Forces Démocratiques unifiées – FDU-Inkingi et le Rwanda National Congress – RNC.

Communiqué de presse

Le 20 janvier 2012,

Trois généraux et un colonel rwandais ont été suspendus de leurs fonctions et placés en résidence surveillée le 17 Janvier 2012. Le porte-parole du ministère de la défense, le colonel Joseph Nzabamwita, a confirmé les suspensions, les arrestations et l’emprisonnement du lieutenant-général Fred Ibingira (chef de la Force de réserve), du brigadier général Richard Rutatina (chef du renseignement militaire), du général de brigade Wilson Gumisiriza (commandant de la 3e Division) et du colonel Dan Munyuza (chef du service de la sécurité extérieure). Selon le communiqué officiel des autorités militaires, les quatre officiers supérieurs sont accusés d’avoir exercé des activités de commerce illicite en République Démocratique du Congo.

Les suspensions, les arrestations et l’emprisonnement desdits  officiers a généré des spéculations de tous genres, certains citoyens et analystes étrangers suggérant que les agents pourraient avoir été impliqués dans un plan de coup d’Etat contre le régime totalitaire du Président Kagame.

La présente déclaration est émise dans le but d’éclairer l’opinion publique et lui donner une clé de lecture des tenants et des aboutissants de cette information majeure, tant pour le peuple rwandais ainsi que pour les autres populations de la région. Selon nos enquêtes, les suspensions, les arrestations et l’emprisonnement des quatre officiers n’ont rien à voir avec toute l’affabulation colportée autour de la soi-disant tentative de coup d’Etat militaire. Ces suspensions et ces arrestations n’ont rien à voir avec les activités de commerce illégal en République démocratique du Congo (RDC). La vérité derrière ces remous annoncés se rapporte plutôt à la lancinante politique d’agression, menée de longue date par le gouvernement rwandais et visant à déstabiliser et à exploiter perpétuellement les ressources de l’Est de la RDC. Cette politique est réalisée par l’armement et le soutien des groupes rebelles à sa solde ainsi que par l’installation d’autorités civiles locales dociles.

Rwanda: un rapport balistique qui fait péter les plombs

  • Par Jean-Hervé Bradol, membre du Crash

Capture d’écran 2012-01-16 à 15.18.58L’expertise balistique au sujet de l’attentat commis en 1994 contre l’avion qui ramenait à Kigali les présidents du Rwanda et du Burundi a fait la Une de Libération. Elle a également provoqué de nombreux commentaires dans la presse, actant comme Le Monde d’une «vérité à la portée historique et diplomatique». De quoi s’agit-il ? D’un rapport dont les conclusions sont interprétées comme mettant définitivement hors de cause les amis de Paul Kagame, dans cet attentat précédant de quelques jours le déclenchement du génocide des Rwandais tutsis.

Le fait que ce rapport n’ait pas été lu par ceux qui commentent ses conclusions ne les décourage pas de formuler des opinions définitives sur l’identité des commanditaires du crime. La conclusion de l’étude technique, du moins sous la forme rapportée par la journaliste Colette Braeckman sur son blog, est présentée comme reposant sur une double expertise, balistique et acoustique: « Analysant la distance à laquelle le bruit du départ des missiles a pu être entendu, les experts ont conclu que le lieu du tir était très proche, entre 1000 et 3000 mètres du point d’impact. » Pour reconstituer le trajet du missile, la balistique seule s’emploierait à relever les traces matérielles de la présence du missile en au moins deux points pour pouvoir calculer sa trajectoire. Or dans ce cas, dix-sept ans après les faits, ces traces matérielles ne peuvent plus être relevées.

RWANDA : LA REPRISE DU PROCES POLITIQUE DE MADAME INGABIRE MARQUE LE DEUXIEME ANNIVERSAIRE DE PRESENCE DES FDU-INKINGI AU RWANDA.

Kigali,  le 16 janvier 2012

Les membres du Comité Exécutif Provisoire du parti FDU-Inkingi ont observé une minute de silence devant la Haute Cour de Kigali en attendant que la présidente du Parti, Mme Victoire INGABIRE UMUHOZA, dont le procès politique était censé reprendre aujourd’hui, soit escortée vers la salle d’audience, menottée et en uniforme de prisonniers. Le procès a cependant de nouveau été ajourné jusqu’au 13 Février 2012 pour permettre au Procureur de finaliser ses dossiers et de mettre à jour la matérialité et la traduction des éléments complémentaires d’enquête sur des allégations d’actes de terrorisme. La Haute Cour a informé les avocats de la défense que la demande de report par l’Autorité Nationale des Poursuites Pénales a été enregistrée le 12 Janvier 2012. La Défense n’a pas été informée, et l’ avocat Iain EDWARDS, qui a voyagé depuis le Royaume-Uni jusqu’au Rwanda pour l’audition, a juste appris durant l’audience que le procès allait reprendre dans quatre semaines!
S’adressant à une conférence de presse en Ouganda début Décembre 2011, le Président Paul KAGAME a menti de manière flagrante en disant : «l’avocat britannique a déserté le procès après avoir réalisé qu’il y avait des preuves accablantes sur les actes de terrorisme». Nous ne savons pas si cet ajournement inattendu est lié à une stratégie gouvernementale d’épuisement afin de finir les moyens financiers de l’accusée. Mme Victoire INGABIRE UMUHOZA et son parti paient les frais des avocats rwandais et des dépenses de l’avocat britannique pro bono. Par ailleurs, le gouvernement du Rwanda a torpillé l’enregistrement du Parti FDU-Inkingi depuis Janvier 2010 et la plupart des
principaux leaders du Parti ont été de temps en temps arbitrairement détenus.

Attentat contre l’avion du Président Juvénal Habyarimana : Le Parti FDU-Inkingi exige la vérité et la justice.

Communiqué de presse.

Kigali, le 16 janvier 2012.

En date du 10 janvier 2012, les juges français Marc Trévidic et Nathalie Poux ont rendu publiques les conclusions du rapport balistique relatif à l’attentat contre l’avion qui transportait le Président rwandais Juvénal Habyarimana et son homologue burundais Cyprien Ntaryamira. L’élément nouveau et essentiel qui ressort de ce rapport est que le missile qui a abattu l’avion présidentiel aurait été tiré à partir de six endroits possibles. Le cimetière militaire de Kanombe et ses environs seraient les lieux les plus probables en ce qui concerne la provenance du tir fatal. Les experts de l’enquête ont abouti à la même conclusion que le rapport du juge Bruguière au sujet de la qualité des missiles SAM-16 et de leur provenance, à savoir la Russie.

Le gouvernement rwandais, aussitôt informé du contenu du rapport balistique, a immédiatement affirmé, par le biais de son Ambassade à Paris et de la presse internationale, que le rapport précise que les missiles utilisées dans l’attentat contre l’avion, dans lequel étaient à bord le Président rwandais Juvenal Habyarimana et le président burundais Cyprien Ntaryamina, provenaient du camp militaire de Kanombe ; l’objectif recherché par le gouvernement rwandais en diffusant l’information était de prouver à la population rwandaise et à la communauté internationale que le FPR et ses proches collaborateurs visés par les mandats internationaux à cause de leur implication présumée dans la descente de l’avion présidentiel n’étaient nullement impliqués dans l’attentat et qu’ils étaient en conséquence lavés de tout soupçon.

Le Parti FDU-Inkingi, après avoir entendu les propos diffusés par le gouvernement rwandais ainsi que le contenu des débats contradictoires suscités par ledit rapport balistique, porte à la connaissance du peuple rwandais et de la communauté internationale ce qui suit :

L’assassinat du président Habyarimana : entre certitudes, interrogations et « enfumage »

Source Article : http://bernardlugan.blogspot.com/2012/01/lassassinat-du-president-habyarimana.html 

Ce ne sont pas leurs conclusions que les juges Trévidic et Poux communiquèrent aux parties (défense, parquet et parties civiles) le mardi 10 janvier 2012, mais simplement le rapport des experts techniques (balistique, acoustique etc.,) mandatés  pour les éclairer sur la question de savoir d’où furent tirés les missiles qui, le 6 avril 1994, abattirent en vol l’avion du président Habyarimana.

Ce document qui sera soumis à contre-expertise ne constitue qu’un élément du volumineux dossier concernant l’assassinat du chef de l’Etat rwandais. Simple étape dans la procédure, il ne permet aucune extrapolation car il ne dit pas qui a, ou qui n’a pas, abattu l’avion présidentiel. Enfin, dans l’état actuel de la procédure et du dossier, cette pièce ne rend en rien obsolète l’ordonnance rendue par le juge Bruguière en 2006.

Revenons-en donc aux seuls faits.

Le 6 avril 1994 vers 20h 30, alors qu’il allait atterrir à Kigali, l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana fut abattu par deux missiles portables SAM 16 dont les numéros de série étaient respectivement 04-87-04814 et 04-87-04835 ; or, comme cela a été établi devant le TPIR, l’armée rwandaise ne disposait pas de tels missiles.

RWANDA – FDU-INKINGI et RNC sont d’avis que la responsabilité du président Paul Kagame dans l’attentat contre l’avion de son prédécesseur est réelle.

COMMUNIQUE DE PRESSE , 10 Janvier 2012

Aujourd’hui, les juges Français, Marc et Nathalie Poux Trevedic, ont remis un premier rapport technique par des experts balistiques aux parties prenantes dans l’enquête liée à l’attentat en Avril 1994 contre l’avion présidentiel qui a tué Président Juvénal Habyarimana du Rwanda et Cyprien Ntaryamira du Burundi, les membres de leurs délégations et l’équipage français. En même temps, le gouvernement duRwanda a levé l’embargo sur son communiqué de presse préconçu pour fêter la “victoire”. Le soir même, certains médias ont fait l’écho de la version de l’avocat Bernard Maingain, qui représente l’entourage du président Paul Kagame qui était sous enquête, disant que les résultats “mettent un terme à plus de 16 ans de manipulations et de mensonges”. Il s’agit d’une campagne médiatique bien préparée visant à tromper l’opinion nationale et internationale afin de peaufiner la version du dictateur.