Monthly Archives: décembre 2011

RWANDA – Victoire Ingabire, la courageuse dame de Kigali

 

Victoire Ingabire Umuhoza est une femme rwandaise de 43 ans, mère de trois enfants. Elle vient de passer son deuxième Noël consécutif dans une geôle du Rwanda. Son procès est en cours, à Kigali. Son crime ? Celui d’avoir osé défier le pouvoir sans partage de l’homme implacable qui préside aux destinées de ce petit pays d’Afrique centrale depuis la fin de l’épouvantable guerre qu’il avait lui-même déclenché. Cet homme, on l’aura compris, c’est le général-président Paul Kagame, responsable en outre de deux guerres d’invasion et de pillages qui firent des millions de morts dans le grand pays voisin, le Congo/Zaïre.

Victoire aurait pu continuer à vivre tranquillement aux Pays-Bas, où elle fit ses études supérieures et où elle menait une brillante carrière au sein d’une grande société. Cependant, même loin de son pays natal, elle se souciait de la situation qui y prévalait. Elle s’est engagée au sein de l’opposition à la dictature, très active au sein de la diaspora rwandaise. En avril 2006, elle fut élue présidente du Front Démocratique Uni, une plateforme rassemblant tous les mouvements opposés au régime de Kagame et de son Front Patriotique Rwandais. Cet engagement politique croissant l’amena à démissionner de son poste pour tenter d’aller mener le combat pour la démocratie au Rwanda même. Ce retour à Kigali, en janvier 2010, après seize années d’exil, marqua le début d’un harcèlement incessant qui tourna à la persécution et qui la conduisit finalement en prison. Quelques jours après son arrivée, elle se rendit au mémorial du génocide, ou elle demanda que tous les perpétrateurs de crimes de masse soient traduits en justice, y compris ceux appartenant au pouvoir actuel. Elle osa en outre revendiquer le droit à la mémoire pour toutes les victimes du génocide. Cela lui valut une première arrestation, avant d’être libérée le lendemain, tout en étant placée sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter la capitale. Une campagne fut aussitôt lancée contre elle, l’accusant de « négationnisme » et de « divisionnisme ». Elle ne se laissa pas intimider pour autant et poursuivit sa tentative pour se présenter en candidate d’opposition aux élections présidentielles d’août 2010.

Source Article : http://cheuzeville.net/?p=497

LE GOUVERNEMENT RWANDAIS NE PEUT ETRE JUGE ET PARTIE

 Les Forces Démocratiques Unifiées (FDU-INKINGI) protestent énergiquement contre la décision prise par la cour d’appel du TPIR concernant le cas du pasteur Jean UWINKINDI qui devrait être transféré au Rwanda prochainement pour y être jugé.

En créant le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), le Conseil de Sécurité des Nations Unies avait suscité l’espoir d’une justice réparatrice et réconciliatrice. Les Nations Unies avaient en effet mené des enquêtes avant de créer le TPIR ; les rapports des experts des Nations Unies accusent les deux belligérants rwandais en 1994 d’avoir tous deux commis des crimes contre l’humanité et des violations graves du droit humanitaire international pendant la période allant du 1er janvier 1994 au 31 décembre 1994, crimes  sous mandat du TPIR[1]. D’autres rapports, notamment ceux de Human Rights Watch (htt://www.hrw.org),d’Amnistie Internationale (http://www.amnesty.org), du Centre International des Droits de la Personne et du Développement Démocratique (http://www.ichrdd.ca), accusant l’armée patriotique rwandaise (APR) de crimes de guerre, de crimes contre la paix et l’humanité avant, durant et après le génocide de 1994, existent.

Le 1er Octobre 2010 les Nations Unies ont publié le Rapport Mapping établissant de manière incontestable la responsabilité pénale directe du Président Paul KAGAME et de son armée dans les crimes de guerre, crimes contre l’humanité, voire les crimes qui pourraient être qualifiés de génocide, commis en République Démocratique du Congo.

Rwanda: L’immixtion du Président Paul Kagame dans le dossier judiciaire de Mme Ingabire prouve sa nature politique

Pendant la conférence de Presse tenue à Munyonyo dans la banlieue de Kampala à la fin d’une visite d’officielle de deux jours en Ouganda et qui a été retransmise par la télévision locale, l’Ouganda NTV[1], le Président Paul Kagame a surpris le public en affirmant que Mme Victoire Ingabire Umuhoza, Présidente des FDU-Inkingi, incarcérée à Kigali,  avait plaidé coupable devant les services de sécurité. Après un moment d’hésitation et d’embarras, le Président Paul Kagame a affirmé que Mme Ingabire « avait en grande partie reconnu la plupart des accusations portées contre elle  » à savoir la trahison, le terrorisme et l’idéologie du génocide. Selon BBC-GahuzaMiryango dans son émission du 12/12/2011 à 18h30, Le Président Kagame aurait ajouté que les avocats ont abandonné la Présidente des FDU-Inkingi, ce qui n’en est rien, puisque, pas plus tard que ce 13/12/2011, un de ses avocats l’a défendue devant la Cour.

Rwanda: Message de félicitations adressé par les FDU-Inkingi au nouveau premier ministre belge

Les Forces Démocratiques Unifiées, parti d’opposition rwandais, saluent le travail méritoire accompli par le président du Parti Socialiste belge, M. Elio DI RUPPO, travail qui a abouti à la mise en place du nouveau gouvernement fédéral après une longue période d’âpres négociations.

La sagesse et la détermination dont vous avez fait preuve  au moment où la Belgique traverse une période difficile, sont la démonstration d’un acquis démocratique de haut niveau où l’intérêt suprême de la nation et de son peuple prime sur les intérêts égoïstes des uns ou des autres.

Rwanda: L’élimination des journalistes indépendants est un acte lâche

Nous avons appris avec consternation et révolte, l’assassinat, dans la capitale ougandaise Kampala, du journaliste rwandais Charles Ingabire, éditeur du site inyenyerinews.org et connu pour son attitude critique envers le régime totalitaire du Général Paul Kagame. Cet assassinat survenu dans la nuit du 30 novembre au premier décembre 2011, rappelle tristement les assassinats d’autres journalistes indépendants envers le FPR, comme celui du journaliste Jean-Léonard Rugambage survenu en juin 2010. Ou comme  la tentative dans les années 1995, d’assassinat du journaliste Mutsinzi, qui, s’il a survécu miraculeusement après des mois dans le coma, reste aujourd’hui marqué à jamais par les séquelles des coups de marteau reçus. En effet, il n’a toujours pas recouvré ses moyens physiques.  Il rappelle aussi les assassinats des leaders politiques au Rwanda ou dans leurs pays d’exil, comme ceux d’Emmanuel Gapyisi, de Félicien Gatabazi et de Martin Bucyana en 1993-1994 au Rwanda, de Théoneste Lizinde en 1996 et de Seth Sendashonga en 1998, à Nairobi (Kenya), de Pasteur Musabe en 1999 à Yaoundé au Cameroun, d’Assiel Kabera en 2000, d’André Kagwa Rwisereka à Butare au Rwanda le 13 juin 2010, ainsi que de la récente tentative d’assassinat du Général Kayumba Nyamwasa le 19 juin 2010 en Afrique du Sud. La méthode utilisée dans l’assassinat du journaliste Charles Ingabire, ressemble étrangement aux méthodes utilisées pour ces autres assassinats ci-haut cités.