Category Archives: DERNIERES INFOS

Rwanda : Un témoin à décharge disparaît et réapparaît de façon suspecte

Kigali, le 19/5/2013.

Ce matin, lors de la reprise du procès de madame Ingabire devant la cour suprême, les nombreux observateurs venus suivre le déroulement du procès ont été surpris d’entendre de la cour, que le témoin à décharge, pourtant protégé, avait disparu dans la nature. Interrogées sur cet incident, les deux parties ont souligné en audience qu’il serait préférable que ce témoin soit présent avant la poursuite des auditions. La cour a suspendu la séance pendant une heure. Au retour dans la salle d’audience, le président de la cour a informé la foule que le témoin était toujours introuvable, et que même le service chargé de la protection des témoins était sans nouvelles de ce témoin.

Rwanda – Procès Victoire Ingabire : audition à huis-clos d’un témoin à décharge

Kigali le 15 Mai 2013,

Les auditions dans le procès de l’opposante politique, Madame Victoire Ingabire, ont repris ce mercredi le 15 Mai 2013 devant  la cour suprême. Dans son intervention, maître Iain Edwards, co-conseil de l’accusé, a fait écho des inquiétudes d’un témoin à décharge qui devait comparaître et demandé un huit clos pour des raisons de sa sécurité. Après avoir entendu les deux partis, la cour a répondu favorablement et prié l’audience de quitter la salle. Les auditions de ce témoin se sont poursuivies jusqu’’à 13h00, quant le procès a été ajourné jusqu’à demain.

Ce même jour, était prévu la comparution devant le tribunal de Karongi, d’un autre membre de la direction du parti, Mr Sylvain Sibomana, secrétaire général du parti, qui a été arrêté le 25 mars 2013. Au cours de son arrestation, il avait été violemment pris à partie par la police qui l’avait tabassé  au point de perdre des dents.

Rwanda: De la propagande sous couvert de littérature au Salon du livre à Genève?

Monsieur Boubacar Boris Diop, Mesdames Laure de Vulpian et Maria Malagardis animent ce samedi 4 mai 2013 un débat sur le thème « Quelles vérités sur le Rwanda ?» au Salon du livre à Genève. Or ces auteurs sont tous trois connus pour être au service d’une vérité biaisée, celle véhiculée par le régime du FPR, en place au Rwanda. Quelques exemples récents et faciles à vérifier et que nous avons eu à démentir: M. Diop intervient en effet, dans la presse sénégalaise, où il publie, le 15 mai 2012, un brûlot contre l’opposante rwandaise Victoire Ingabire, intitulé « Le Sénégal n’a rien à faire dans le dossier de Victoire Ingabire », en réponse à une demande d’un ressortissant rwandais, le Dr Samuel Hakizimana, président de l’Union des Ressortissants Rwandais au Sénégal (URRS), au  nouveau président sénégalais, Son Excellence Monsieur Macky SALL, pour intervenir en faveur de la démocratie au Rwanda. M. Boubacar Boris Diop accuse l’opposante rwandaise, Mme Victoire Ingabire, Présidente des Forces Démocratiques Unifiées (FDU-Inkingi), parti d’opposition que le régime de Kigali refuse toujours d’agréer, d’être inféodée aux FDLR, un des groupes rebelles incriminés par un rapport des Nations Unies sur le Congo. Or même devant la justice de Kigali les témoins entendus, ex-membres de ce groupe rebelle, ont démenti cette allégation. De plus, M. Diop tente de faire passer Mme Ingabire pour une négationniste alors qu’elle n’a jamais nié le génocide des Tutsi. Au contraire le 16 janvier 2010, elle est allée se recueillir au Mémorial du Génocide de Gisozi en hommage aux victimes tutsi, ajoutant qu’il faudrait reconnaître aussi les victimes hutu pour une véritable réconciliation. Amnesty International et Human Right Watch s’inquiètent depuis le début des conditions de détention et de justice concernant Victoire Ingabire, mais M. Diop préfère emboîter le pas à un régime qui opprime, torture, tue ou pousse à l’exil les opposants politiques et les journalistes critiques envers le pouvoir, dans un pays où pourtant la liberté d’opinion et d’association est inscrite dans la Constitution. Quelle peut être la vérité d’un tel homme ?

Rwanda: La défense de madame Ingabire à la Cour Suprême: les graves errements de la haute cour sont à la base du déni de justice de leur cliente

Kigali ; 18 Avril 2013

 

La défense de madame Ingabire a dit à la cour suprême que les graves errements de la haute cour sont à la base du déni de justice de leur cliente jusqu’à être condamnée pour des faits dont la cour n’a jamais été saisie.

Le procès de madame Victoire Ingabire Umuhoza, prisonnière politique, a repris  ce jeudi 18/04/2013. La cour a donné la parole à madame Victoire Ingabire pour poursuivre sa déclaration sur la motivation de son appel, avant que ses conseils  prennent le relais. Madame Ingabire est revenue sur le nouveau chef d’accusation de négationnisme dont elle a été trouvée coupable par la haute cour. Elle a critiqué le magistrat pour l’avoir condamnée sur ce chef d’accusation sur base de ses sentiments  personnels quand ce juge s’est appuyé sur des documents qu’elle avait soumis à la cour  notamment ceux de l’ONU traitant de la genèse du génocide contre les Tutsi, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Le juge avait  ici affirmé que madame Ingabire déformait le contenu des rapports.